
Le compte financier unique (CFU) adopté lors du conseil municipal du 29 juin 2026 retrace fidèlement l’ensemble des actes financiers de la ville durant l’année 2005. Il est étroitement contrôlé par le comptable public ce qui lui assure une sincérité importante.
Pour bien préparer l’avenir, la majorité municipale sortante a programmé, pour préparer les transitions, un gros effort d’investissement. Il est en augmentation de 22,5% par rapport à 2024 qui progressait déjà de 29 % par rapport à 2023. Ceci grâce à un fort auto financement et un appel modéré à la dette. Un tel effort ne pourra être suivi à ce rythme les années qui viennent, étant donné les conséquences négatives pour les collectivités de l’austérité budgétaire pratiquée par le gouvernement.
Contrairement aux fausses annonces des oppositions durant la campagne électorale, les finances de la ville vont bien. https://www.ades-grenoble.org/wordpress/2025/10/17/les-divagations-de-lopposition-de-droite-sur-les-finances-de-la-ville-de-grenoble-et-de-la-metro/
Le résultat financier fin 2025 atteint 10 M€, ce qui a permis sans difficulté particulière de corriger le budget 2026 dans la décision modificative (DM1) en intégrant les impacts des décisions du gouvernement dans la loi de finances adoptée après le vote du budget primitif 2026 de la ville.
En fonctionnement, les recettes de gestion courante sont en hausse de 4% par rapport à 2024 et atteignent 340,9M€. Cependant, cette progression est en partie due à des recettes exceptionnelles, en matière fiscale notamment (4, 2M€), le CEA de Grenoble qui ne payait pas la taxe foncière précédemment ayant réglé deux années en 2025. En neutralisant l’ensemble des recettes exceptionnelles, l’évolution annuelle des recettes se situerait à + 1,7 %.
Les dépenses de gestion courante augmentent, quant à elles, de manière relativement limitée (+0,94%) par rapport à 2024 et cela malgré les impacts de la loi de finances 2025. Cette dernière a institué un nouveau prélèvement aux collectivités locales à travers le dispositif de lissage conjoncturel des ressources, dit DILICO (+0,7M€) et également une hausse des cotisations patronales à la caisse de retraites des fonctionnaires CNRACL (+2M€). Les dépenses de personnel évoluent de + 2,29 %, cette progression étant essentiellement due aux cotisations CNRACL et aux progressions de rémunération réglementaires (Glissement Vieillesse Technicité).
Les recettes de fonctionnement ayant augmenté plus fortement que les dépenses, l’épargne nette de la ville s’améliore cette année et s’élève à 34M€ après remboursement des emprunts, contre 26 M€ en 2024. Le taux d’autofinancement brut (épargne brute / total des recettes réelles de fonctionnement) se situe à un niveau très satisfaisant de 15,85 %.
Au vu de l’autofinancement élevé et du niveau de dette relativement contenu, 268 M€ au budget principal (+10M€ par rapport à 2024), la capacité de désendettement s’élève seulement à 4,8 années ce qui situe la ville dans la « zone verte » en matière d’endettement. Ce ratio est relativement stable depuis 2023 (4,2 années et 5,4 années en 2023 et 2024). Ce ratio ne doit pas dépasser les 12 ans. Historiquement il y a longtemps que la ville n’avait pas atteint une si bonne capacité de désendettement et un tel niveau d’épargne brute (56 M€).
L’ancienne majorité a laissé les finances dans un très bon état.
Ces « bons » résultats 2025 ne doivent cependant pas occulter la réalité budgétaire nationale qui va impacter fortement les budgets des collectivités locales et celui de la ville ces prochaines années : de nouvelles ponctions sur recettes et la baisse de la dotation globale de fonctionnement. Sans compter sur l’état du monde et les crises géopolitiques menées par Trump qui ont des conséquences négatives sur de nombreux coûts, notamment de l’énergie.
L’annexe 1 du CFU- 2025 permet de comparer l’état des finances de Grenoble avec la moyenne de la strate des villes de plus de 100 000 habitants, à travers des ratios règlementaires standards. Grenoble a une activité municipale très supérieure (+34 %) à la moyenne des grandes villes, c’est historique.

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